On va se manquer
Journal de bord - Printemps
En mars, j’ai officié en Grande Section de maternelle à l’école Binet, à Meaux.
Jusqu’ici, j’étais intervenu en CM1 pour des lectures suivies d’ateliers pédagogiques.
Mais là, face aux plus jeunes, j’ai dû revoir mon numéro : adapter les supports, trouver la formule magique.
Tout en un
Préparation d’envolée
Pour cette belle fête, j’ai fabriqué une Maggie géante.
Sur le premier patron, elle mesurait 1,60 m.
Bien trop grande.
Presque inquiétante.
Tête à l’échelle 1
Je l’ai donc redessinée à l’échelle d’un enfant.
Là, elle est devenue moins intimidante.
Le moment venu, j’ai pu la déployer de ma valise de VRP (de seconde main), avec dignité.
Mollets et chaussures
C’était étrange et beau de la voir exister dans la classe, même toute plate, au milieu des cartables.
Maggie a trouvé sa classe
L’enjeu ?
Se laisser bercer par son histoire, puis l’aider, elle, dans sa quête.
Les élèves ont fait preuve d’une habileté incroyable pour la soutenir.
À la fin, Maggie allait déjà mieux.
Travail de groupe
Aborder la vie émotionnelle des humains de cet âge a été fascinant.
Ce serait donc cela, la transmission ?
Prendre soin des autres, moins expérimentés, en abordant avec eux des sujets qu’on aurait aimé effleurer du bout des doigts plus jeune.
Au revoir tristesse
Bien sûr, ce n’était qu’un grain de sel dans l’immensité de l’univers.
Un presque rien, qui finira peut-être par rejoindre la mer.
Fin de journée
Mais je peux quand même vous dire qu’on va se manquer.
On se l’est promis avant de se quitter.
Enchevêtrement