La vie est belle, parfois
Journal de bord — Novembre à l’atelier
Ce mois de novembre m’apporte une commande affective : un cadeau d’anniversaire. Puisque fêter ses 18 ans, c’est quelque chose.
Le cahier des charges proposé par la maman me donne quelques pistes : fan de danse, surtout classique ; beaucoup Billy Eilish ; cinéma ; chiens et animaux plus globalement ; pâtes sauce pesto ; commu LGBTQIA+.
Illusion d’optique
Prometteur, le pesto m’invite à de premières divagations.
Sera-t-il rosso ou verde ? Leurs traces éphémères sur les lèvres, pouvant durer jusqu’au soir… seraient-elles le maquillage d’un futur responsable ?
Et, tant qu’à partir en roue libre, pourquoi ne pas rendre l’expérience plus immersive ?
Me voilà en route pour le Super U, d’où je repars avec un panier chargé de pâtes, d’herbes, d’huile et de pignons de pin.
Pesto marin
Rassérénée par ce nouvel objectif de vie, je me surprends à penser : « La vie est belle ».
Sachant que ce slogan me hante depuis des années, cette prise de conscience m’agace légèrement.
L’affreux s’affichait même aux murs d’un précédent lieu de travail, m’obligeant à le lire chaque jour.
Ça se discute
L’ambiance « sauce italienne » retombe aussi vite qu’elle est montée.
Direction la plage pour la marche du soir.
D’un côté, elle offre un superbe arc-en-ciel reliant l’océan à la rive, barrant l’horizon d’un délicieux halo de couleurs.
De l’autre, le soleil couchant laisse mourir le ciel en feu dans le rose brûlant de la nuit qui s’annonce.
Rainbow
Trombinoscope
Retour à l’atelier, les rétines encore brûlées par ce coucher de soleil flamboyant.
De mini-toutou·te·s en mini-toutou·te·s, je songe à cette jeune femme qui va célébrer sa majorité.
À son regard.
À sa poésie.
À la grâce qu’il y a à voir grandir les enfants.
Maggie & friends
Alors, malgré moi, je concède à déclamer cette foutue punchline : « La vie est belle, parfois ».
Sérénité
Wif Waf Wouf